DIY : Comment faire une macération huileuse ?

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macération huileuse calendula

Un macérât huileux est obtenu en faisant macérer un végétal (fleurs, racines, graines…) dans une huile végétale vierge. La préparation est ensuite filtrée, les propriétés du végétal sont ainsi transmises à l’huile végétale vierge, support de la macération. Par exemple, un macérât huileux de calendula pourra être composé d’huile de tournesol, l’huile ayant servi de support à la macération, et de calendula.

Choisir la bonne huile 

Pour faire un bon macérât huileux, il faut avant tout choisir la bonne huile, celle qui restera stable au fil des mois. L’huile choisie doit donc être stable face au risque d’oxydation. Parmi les huiles supports de macérations les plus utilisées, on trouve : olive, tournesol, jojoba, sésame désodorisée. Les différentes huiles sont en général équivalentes du point de vue de leur pouvoir d’extraction.  Privilégiez une huile bio, de première pression à froid. On peut aussi choisir un beurre (coco, karité) que l’on fait fondre au bain marie.

Préparer la plante

Un macérât huileux se fait en général à partir de plante sèche. Soit on l’achète en magasin bio ou dans une herboristerie, la plante est, dans ce cas-là, déjà sèche. Soit on la cueille soi-même et on la fait sécher ensuite. Il est alors impératif de bien faire sécher la plante avant de la faire macérer car tout reste d’humidité peut entraîner une fermentation qui fera au long terme rancir le macérât. Une plante récoltée soi-même est prête à être mise à macérer si elle s’effrite lors qu’on la presse entre les doigt (le bouton d’une fleur également).    

Méthode de fabrication DIY d’une macération huileuse 

1. Le bocal et le matériel utilisés pour la macération doivent être d’abord parfaitement propres.
2. Remplir un bocal en verre d’une plante séchée (lavande, souci, millepertuis…) jusqu’au 2/3 sans tasser puis les recouvrir d’huile.
3. Placez ensuite un morceau de tissu ou de papier sulfurisé sur le dessus du bocal tenu avec un élastique. Il ne faut pas fermer le bocal car l’huile doit respirer.
4. Vérifiez le niveau d’huile le lendemain : l’huile doit toujours recouvrir la plante sous peine de  déclencher l’oxydation. S’il n’y a plus assez d’huile pour recouvrir la plante, en rajouter.

Pour certaines plantes, la macération est solaire comme pour le millepertuis, le souci et l’arnica. Le bocal doit alors être placé plusieurs heures par jour au soleil (à l’extérieur ou à l’intérieur près d’une fenêtre). Les huiles et plantes étant sensibles aux UV, il est recommandé de placer le bocal exposé à la lumière du soleil dans un papier craft ou un tissu qui ne laisse pas passer la lumière. L’huile macérerait ainsi doucement au soleil mais tout en sauvegardant la totalité des actifs de la plante. Pour les plantes qui ne nécessitent pas une macération solaire, on place le bocal dans un endroit tempéré, à l’abri du soleil et de la lumière. 

5. Remuez le bocal de temps en temps et laissez macérer de 3 semaines à 1 mois.
6. Récupérer et filtrer la macération. Versez le contenu du bocal dans un saladier. 
Pressez le plus possible pour récupérer l’huile. Filtrez à l’aide d’un linge fin et pressez le linge avec vos mains. Essorez par torsion le tissu rempli du mélange huile + plante.
7. Placez l’huile de macération dans des flacons de verre fumé ou à l’ombre. Les macérations faites maison doivent être conservées dans de petits flacons pour qu’elles soient utilisées rapidement une fois le flacon ouvert.

La conservation est d’environ un an avec des plantes sèches aromatiques. Stockez vos huiles dans un endroit frais et à l’abri de la lumière.